Polémique autour des factures 3G « illimités »

Certains abonnés à des forfaits Internet professionnels « illimités » ont reçu des factures de plusieurs milliers d’euros. Des surfacturations qu’ils n’expliquent pas toujours. Le téléchargement illégal et la mauvaise compréhension des offres pourraient en être la raison.

Les clefs dédiées à l’Internet mobile ont causé un grand choc à certains abonnés. 39 500 €, 46 000 € ou même carrément 159 212 € : voilà les sommes astronomiques que des professionnels, clients d’Orange, ont eu la désagréable surprise de découvrir au moment de l’ouverture de leurs factures.

En juin 2009, environ 1.5 million de Français possédaient une carte 3G, soit deux fois plus qu’il y a un an. Ces chiffres sont une preuve du réel succès de ses cartes. Les différents opérateurs mobiles français ont multiplié les campagnes de communication sur cette technologies depuis 2 ans.

Ces fameuses clés sont bien pratiques pour connecter un ordinateur portable ou un netbook en déplacement. Elles suscitent d’ailleurs un engouement certain, accentué par le succès des netbooks et des smartphones : 1.7 million de Français en ont, dont 1 million de professionnels, d’après les chiffres de l’Arcep. Cependant, cet été certains clients ont eu de mauvaises surprises, comme cet abonné Orange habitant dans le Nord qui a reçu une facture de 45.000 euros alors qu’il avait souscrit un abonnement « illimité ». Cet incroyable dépassement pourrait venir de connexions sur Internet passées à l’étranger. Comme le lieu d’habitation de cette personne se trouve à moins de 10 kilomètres de la Belgique, la clé aurait pu « accrocher » un réseau belge de téléphonie mobile.

La commissaire européenne à la Société de l’information, s’est emparée du sujet et a régulé les tarifs de gros des connexions à Internet effectuées depuis l’étranger. Depuis le 1er juillet dernier, l’opérateur doit envoyer automatiquement un SMS informant l’abonné qu’il utilise un service en itinérance avec les tarifs en vigueur. En outre, à partir du 1er mars 2010, l’opérateur devra respecter un plafond de 50 euros hors taxe, au-delà duquel les connexions en  itinérance seront signalées, voire bloqué.

Des mesures bienvenues, mais qui ne suffiront peut-être pas pour apaiser des tensions déjà soulevées au niveau européen à plusieurs reprises, aussi bien au niveau des coûts engendrés par le roaming data que par le manque d’informations prodiguées aux consommateurs.

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